Depuis quelques années, la coupelle menstruelle gagne en popularité auprès des femmes soucieuses de leur santé et de l'environnement. Selon une vaste étude publiée dans The Lancet Public Health, cette alternative réutilisable se révèle aussi fiable que les tampons et les serviettes jetables, tout en réduisant considérablement l'impact environnemental. Les résultats encouragent de plus en plus de femmes à franchir le pas.
La coupelle, aussi appelée « cup », est un petit récipient souple en silicone médical qui se place à l'intérieur du vagin pour recueillir le flux menstruel. Contrairement aux tampons qui absorbent, la coupelle collecte. Cette différence fondamentale signifie qu'elle n'assèche pas les muqueuses et respecte l'équilibre naturel de la flore intime. Les préoccupations liées à la composition des tampons renforcent l'intérêt pour cette alternative.
Un choix respectueux du corps
Les protections hygiéniques jetables contiennent parfois des résidus de substances chimiques issus du processus de fabrication : agents blanchissants, dioxines, pesticides. Plusieurs études ont mis en lumière la présence de ces composants dans certaines marques de tampons et serviettes vendues en grande surface. La coupelle menstruelle en silicone médical ne contient aucun de ces additifs. Elle est hypoallergénique, sans BPA, sans latex et sans parfum. Pour les femmes à la peau sensible ou sujettes aux irritations, cette caractéristique représente un avantage considérable.
Du côté du confort, la coupelle offre jusqu'à douze heures de protection, ce qui dépasse largement la durée d'un tampon classique. Les utilisatrices rapportent une sensation de liberté au quotidien, que ce soit pendant le sport, la nuit ou lors de déplacements.
Un geste écologique concret
En moyenne, une femme utilise entre 10 000 et 15 000 protections jetables au cours de sa vie. Cela représente une quantité considérable de déchets non recyclables qui mettent plusieurs centaines d'années à se décomposer. Une seule coupelle menstruelle peut durer entre cinq et dix ans avec un entretien approprié. Le calcul est simple : en adoptant la cup, chaque utilisatrice réduit sa production de déchets sanitaires de manière significative.
L'empreinte carbone liée à la fabrication et au transport des protections jetables est également à prendre en compte. La production industrielle de tampons et serviettes nécessite du coton (souvent non biologique), du plastique et de l'énergie. La coupelle, fabriquée une seule fois et réutilisée pendant des années, s'inscrit dans une démarche de consommation responsable.
Des économies sur le long terme
Le prix d'une coupelle menstruelle oscille entre 15 et 35 euros. Rapporté à sa durée de vie, l'investissement est rapidement amorti par rapport à l'achat régulier de tampons ou de serviettes. Pour une famille, cet aspect économique n'est pas négligeable, surtout lorsqu'on sait que le budget annuel moyen consacré aux protections hygiéniques jetables peut atteindre une centaine d'euros.
Les boutiques spécialisées dans les produits naturels proposent désormais plusieurs marques de coupelles, dans différentes tailles et niveaux de souplesse. Il est conseillé de choisir un modèle adapté à sa morphologie et à son flux, et de ne pas hésiter à demander conseil en magasin.
Des précautions à respecter
Comme toute protection interne, la coupelle menstruelle demande une hygiène rigoureuse. Il est recommandé de se laver les mains avant chaque manipulation, de rincer la cup à l'eau claire à chaque vidange et de la stériliser dans l'eau bouillante entre deux cycles. En respectant ces gestes simples, le risque d'infection reste extrêmement faible.
La coupelle menstruelle s'inscrit pleinement dans une approche de consommation plus consciente et plus respectueuse, tant du corps que de la planète. Pour les parents sensibilisés aux questions environnementales, c'est un choix cohérent avec les valeurs qui guident aussi la sélection de produits pour leurs enfants.